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RESUME
Comment faire entrer l’écrit dans un monde où il est ignoré, où il n’a pas sa place ?
Daniel Boitard, instituteur, construit une passerelle entre deux mondes, celui des nomades et le notre, en apprenant à lire et à écrire aux enfants des gens du voyage. Portrait sensible d’un homme de cœur et de convictions.
NOTE DE PRESENTATION
Daniel Boitard est un instituteur de l’Education nationale. Enseignant pendant huit ans dans une classe traditionnelle, fatigué de traîner des enfants qui n’avaient pas d’envie, il a choisi d’enseigner aux enfants des gens du voyage, qui ont un terrible désir d’apprendre car ici l’école est rare. Sa passion, sa fierté pudique quand il dit en me montrant cette jeune femme, un petit enfant sur la hanche : Je l’ai eu dans ma classe elle sait lire et écrire, me touche. Il est un beau personnage.
Daniel est un passeur entre deux mondes.
Il rejoint ses élèves avec un camion-école de l’A.S.E.T. (Association pour l’Enseignement des Elèves Tsiganes), sur les terrains de la région parisienne, au gré de leurs déplacements.
Le film est une immersion dans la classe de l’instituteur elle-même immergée dans le monde des gens du voyage.
Le film montre un patient travail d’enseignement avec ses réussites et ses échecs, les relations nouées entre Daniel et les parents -pour la plupart illettrés-, la vie sur les terrains loin du folklore et des images d’Epinal. |
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Dans la classe, l’apprentissage, la répétition encore et encore, les syllabes, les sons, les mots tracés sur le tableau, la lecture à haute voix, écrire son nom, effacer, recommencer. L’instituteur dans son plus beau rôle. Le film montre la permanence de l’enseignement, face à des élèves chaque jour différents dont Daniel découvre les nouveaux visages chaque matin.
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