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RESUME
A l'occasion de l'Année Polaire Internationale, Olivier Pitras, premier navigateur français à avoir traversé l’Océan Glacial Arctique à la voile, et son équipage, embarquent à bord du voilier polaire Southern Star pour un an d'expédition autour de l'Amérique du Nord.
Celle ci lèvera l’ancre de Norvège pour quelques 18 000 miles nautiques, 21 étapes et 1 an de navigation. Au cours de ces étapes nous aborderons différentes thématiques liées au réchauffement climatique. Nous irons observer sur place les réels changements.
Cette odyssée climatique est une aventure humaine hors du commun qui nous emmène au coeur des problématiques liées aux bouleversements actuels du climat.
De l'Arctique aux Tropiques, l’expédition s’est fixée pour objectif d’être une vraie plateforme de réflexion en allant se rendre compte sur place des changements liés au réchauffement climatique. En suivant la chronologie du parcours, l'expédition recueillera à chaque escale le sentiment des populations locales et les scientifiques nous éclaireront sur les enjeux.
Le “Southern Star”, voilier polaire de 24 mètres quitte Tromsø, en Norvège tout là haut bien au delà du cercle polaire. A son bord, un équipage d’une dizaine d’hommes et de femmes, navigateurs de tout horizon. Leur but, s’engager pour la planète et aller à la rencontre des populations pour savoir où chacun en est concernant le changement climatique dont tout les médias parlent. Est-il réel ? Est-il visible ? Est-il irréversible ?
Pour répondre à leurs questions, les experts et les populations locales, nous les appelons les “passeurs de savoir”, ils sont scientifiques, urbanistes, économistes ou simples témoins. En les suivant sur le terrain, ils nous parlent, nous montrent le changement et nous présentent les solutions de demain.
PRESENTATION DE L’EXPEDITION
12 mois d’expédition, 18 000 miles nautiques, 21 étapes, 9 mers, 9 pays...

Les scientifiques s’accordent a dire que la température moyenne mondiale augmentera de 2 à 4,5 degrés d’ici la fin du 21eme siècle, entraînant une hausse du niveau marin de 30 à 50 centimètres. Ce processus est déjà bien amorcé dans différents endroits de la planète. En particulier, la banquise arctique se rétracte au rythme de 7,4 pour cent par décennie depuis 30 ans.
Ce constat préoccupant est le point de départ de notre odyssée climatique, voyage entrepris autour du continent nord américain afin de mieux comprendre les causes, les risques mais aussi les défis liés au changement climatique. A bord du voilier polaire le «Southern Star», 12 mois et 21 escales permettront d’aborder les thèmes principaux du changement climatique sur le plan environnemental, mais aussi écologique, économique, social, institutionnel et politique. Les sujets développés couvriront les échelles internationales, régionales et locales et s’attacheront à traiter l’ensemble des secteurs d’activité
Partageant le quotidien de ces hommes, femmes et enfants rencontrés au fil de l’eau, diffusant leurs témoignages ou leurs messages d’espoir adressés à la communauté internationale, nous ajouterons à la démarche de vulgarisation scientifique une approche profondément humaine.
NOTE D’INTENTION GENERALE
On a tous en tête la catastrophe annoncée ! Les films sont légions sur ce thème, la banquise disparaît sans doute à une vitesse que nous avons totalement sous-estimée, le Gulf Stream pourrait même s’arrêter ou s’inverser et provoquer dans nos contrées tempérées une nouvelle ère glacière? Le réchauffement climatique rend notre avenir plus incertain que jamais… Alors quoi ? Doit-on se regarder dans le blanc des yeux, paralysés par l’enjeu et attendre le grand dénouement ? Ou faire quelque chose…
Visiblement il y a ceux pour qui c’est déjà trop tard, ceux qui n’y croient pas, ceux pour qui on peut encore faire quelque chose, pourvu que tout redevienne comme avant, ceux pour qui « on s’en fout, on ne sera plus là pour le voir, mais qui continuent à faire des enfants» et puis il y a les autres, ceux qui agissent… Vive le réchauffement climatique !

Sans se leurrer évidemment, tout n’est pas rose, nous le savons bien. Du coup, les films ouvriront des portes scientifiques, sociales, économiques, politiques... à travers Olivier Pitras et l’expédition, qui s’avère être une vraie odyssée climatique, nous irons à la rencontre des peuples, des gens, de ce qui se fait. Le fait d’arriver en bateau est une formidable opportunité de rencontre, un moyen plus évident d’aller vers l’autre, et en retour d’être accueilli, car le bateau est tout le contraire de cet anonyme, au milieu d’une foule, descendu d’un avion, qui reste dans son coin!!! Du coup, l’axe que nous avons choisi pour cette série documentaire est de parler du réchauffement climatique de manière positive, constructive, innovante et créative, décalée et inattendue. Le changement climatique n’est peut-être pas toujours aussi mauvais que ce qu’on nous répète à longueur de journée car il nous pousse à apporter des réponses, ne serait-ce qu’à repenser notre mode de vie, et trouver des initiatives étonnantes et innovantes. Bref, une conception du monde un peu plus positive que la conception occidentale habituelle.
Je crois que la vision très alarmiste est essentiellement occidentale. Elle ne me semble pas coller aux préoccupations de la plupart des habitants de cette planète (je voyage beaucoup)... et si demain les ours blancs n’ont plus de terrain au nord? Peut-être en trouveront-ils un ailleurs si la glace vient envahir nos zones tempérées? De même on sait que la zone glaciale arctique n’a pastoujours été «glaciale» (forêts pétrifiés de Axel Heiberg près d’Ellesmere, et preuves récentes de sédiments tropicaux au Svalbard, du coup où étaient les ours polaires en ce temps-là? Je sais, c’était il y a environ 55 millions d’années... ).

Et même pourquoi pas, selon les endroits et communautés que nous croiserons, certains pourraient penser « vive le réchauffement...» comme nous le savons certains inuit (notamment) sont contents de cette nouvelle situation, pour quelles raisons ? Peut-être parce que les Inuit quant à eux, d’un point de vue culturel, ont intégré le changement à leur mode de vie. Pour eux, tout est en mouvement, comme pour les philosophies extrêmes orientales ou encore la physique quantique. Du coup, c’est aussi grâce au réchauffement climatique que le passage du nord ouest est possible... en bateau. Qu’est-ce que cela va signifier pour les gros porteurs? Est-ce que les industriels vont se jeter sur cet axe maritime? Qu’est-ce que cela implique? Les réserves de pétrole du Groenland risquent d’être tout à coup accessible. En gros, le bon côté du réchauffement, qui nous pousse à être encore plus créatif, pour d’autres, à imaginer une nouvelle économie, bref... Le réchauffement climatique n’est ni bien, ni mal, il est une conséquence, une réponse à ce qui se passe aujourd’hui sur terre... Ce qui pourrait être bien ou mal, c’est ce que l’Homme va en faire, ou ce que certains en font déjà... Alors, vive le réchauffement climatique? Ou vive l’homme et sa formidable capacité d’adaptation et de création? Ou encore vive ce magnifique joyau, cette terre, sur laquelle nous vivons?
Qui détient les solutions? En faisant l’effort d’aller vers les communautés humaines quelles qu’elles soient, où qu’elles soient, l’action suscite la réaction. On tend la main et il y a toujours quelqu’un, quelque part pour la saisir. On participe alors au changement de ce monde en marche. Ces élans vitaux sont une inspiration profonde pour mon travail, pour ma vie, pour ce film. C’est avant tout ce qui m’a séduit dans cette odyssée climatique du Southern Star, et plus particulièrement chez Olivier Pitras, cet homme qui met toute sa vie au service des autres, à travers cette formidable épopée qu’il propose à des gens de tous bords : scientifiques confirmés, équipiers partenaires, populations autochtones, simples quidams qui ont tous en commun de vouloir partir vivre leur rêve d’aventure et de planète. Pour cette série documentaire sur cette formidable Odyssée climatique, nous partirons à la rencontre des populations locales et en quête d’une mise en lumière, d’une compréhension des enjeux du réchauffement climatique, avec en trame de fond le quotidien de cette expédition. Olivier Pitras, Capitaine du Southern Star en est le personnage central, récurrent. Parti pour 1 an, il est celui qui fait le lien entre tous les personnages. A l’image de son initiateur, c’est une expédition avant tout « profondément » humaniste qui veut parler, comprendre, faire prendre conscience du réchauffement climatique de tout l’écosystème boréal en faisant ce tour complet d’Amérique du nord (et par allégorie de la planète toute entière). De l’arctique à l’équateur, via Panama, du Grand Nord aux tropiques, des inuit aux indiens, des baleines aux coraux des mers chaudes… 
Nous nous attarderons particulièrement sur les rencontres aux étapes. Pour bien rester fidèle à notre état d’esprit de découverte et de curiosité, nous resterons ouverts et alertes aux rencontres fortuites. Tout au long du parcours, nous aborderons des thématiques scientifiques avec une réelle volonté de vulgarisation. Le message est positif et facilement compréhensible par le plus grand nombre. Il ne s’agit pas d’envoyer un énième signal d’alarme ni de faire une série documentaire annonçant la fin du monde pour demain, mais au contraire de bien prendre conscience de la beauté de notre planète, cet être vivant, sur lequel nous vivons. La quête du Southern Star devient une véritable enquête : Il s’agit de faire un état des lieux des écosystèmes rencontrés, de la biodiversité, des impacts du réchauffement climatique sur les populations humaines, et donc des solutions envisagées. Ce fameux réchauffement climatique, dans toutes les bouches depuis peu, nous l’abordons par un autre angle : à travers les scientifiques, les experts, et aussi de simples quidams, témoins de cette nouvelle ère. Qu’est-ce que ça change ? Mais aussi, qu’est-ce que ça apporte ? Quelles sont les solutions envisagées ? Qui a changé son comportement ? Qui fait quoi individuellement? Doit-on attendre après les gouvernements et les lois ? Les discussions entre Olivier et ses interlocuteurs, à bord ou lors des étapes, nous apportent un nouvel éclairage. Cette situation oblige l’homme à s’adapter une fois encore, à être particulièrement créatif !
NOTE D’INTENTION DE L'EPISODE 1
– VIVE LE RECHAUFFEMENT –
Reykjavik: Mes premiers rencontres là-bas (avec la ministre de l’environnement Thorunn Sveinbjarnardottir, l’Islande est un pays avant-gardiste et visionnaire en terme de politique énergétique et énergies renouvelables) , puis les bananeraies (serres) , une usine de géothermie, puis un marin pêcheur dont le bateau va être équipé d’un moteur à hydrogène, plus le programme de bus à hydrogène (3 qui circulent ds Reykjavik pour l’instant, etc...), + tout ce que nous pourrons trouver sur place... peut-être pourrons-nous en savoir plus sur ces moteurs à hydrogène? Est-ce vraiment visionnaire? On a beaucoup parlé de biocarburants, avec de grands espoirs, pour finalement se rendre compte que d’autres spéculaient sur la nourriture et l’agriculture de la planète... quid du moteur à hydrogène?

Qui peut dire qu’il ne pousse pas de banane en Islande ? La petite ville de Hveragerdi (1700 habitants, à 45 km de Reykjavik) est fière de faire partie des premiers producteurs de banane européens grâce à ses serres géothermiques, un moyen particulièrement écologique et innovant de produire ces fruits sur la terre des Elfes. Un voyage lunaire dans un entrepôt nous entraîne à la découverte d’une serre géante.
Du coup, on apprend que l’Islande est le 1er pays au monde en termes d’utilisation d’énergies renouvelables, et que d’ici 2050, les autorités se sont fixées de ne plus utiliser du tout d’énergie fossile.
Du point de vue technique, l’œuvre des Islandais en matière de géothermie est gigantesque : des kilomètres de tuyauterie, des stations de pompage et des réservoirs stockant des milliers de mètres cube d’eau chaude alimentent l’île. En Islande, les villes et les villages se développent autour des sources d’eau chaude. Reykjavik, capitale de l’Islande, est chauffée à quatre-vingt pour cent par la géothermie. De l’énergie « offerte » par la nature : Electricité, eau chaude, chauffage… Il y a même une expérience menée à Reykjavik sur des bus écolos qui roulent à l’hydrogène. Cette expérience est apparemment tellement concluante, qu’elle sera prochainement étendue aux moteurs des bateaux de pêche islandais. Une grande première mondiale pour atteindre les objectifs fixés aux alentours de 2050.

Apprendre, tout en se divertissant ! L’idée, à travers cette aventure, est de faire un documentaire qui développera des thèmes écologiques forts. Nous sélectionnons les rencontres pour leur pertinence, leur aspect scientifique et leur potentiel ludique, leur côté visuel et filmique, novateur, étonnant.
Pour cela, nous favoriserons des missions où les hommes sont en contact avec les animaux, ou encore des rencontres aux enjeux forts :
Notamment le travail fait par les scientifiques sur l’étude du recul du Vatnajökull en Islande (la troisième calotte mondiale, la première en Europe). La patrouille des glaces à Narsassuaq à bord de leur hélico qui nous informe de l’état de la banquise et nous parle de leur travail, à Illulisat, le retour au Groenland de Michel Raievsky, 80 ans, qui a passé de nombreuses années dans ce pays et qui revient aujourd’hui après 20 ans d’absences. A travers son regard, nous découvrirons ce qui a subsisté, ce qui a changé ! Nous passerons aussi un moment avec les scientifiques du NAAMCO (North Atlantic Marine Mammal Commission) qui travaillent sur les grands mammifères marins et plus particulièrement les morses. Qu’est-ce que tous ces bouleversements impliquent pour ces grands pinnipèdes ?

A Nuuk, Olivier rencontrera les rappeurs (Inuit) du groupe « Nuuk Posse » (un groupe qui mêle le hip hop aux sons gutturaux traditionnels, avec des chansons aux thèmes engagés, notamment sur le réchauffement climatique). On comprendra ainsi un peu mieux le rapport entre les Américains et les Groenlandais (notamment le fort intérêt des entreprises américaines pour les ressources du sol), et cela nous ouvrira des portes et des pistes vers les politiques (Inuit et Danois présents à Nuuk) afin de mieux comprendre leur position sur le réchauffement climatique et le développement durable.
Nous nous servirons du regard neuf d’Olivier pour aller au devant du point de vue des experts, des personnages et des populations.
Southern Star remontera alors le long de la côte Ouest en direction d’Illulisat et la fameuse baie de Disko. Les premiers growlers viennent frapper la coque du bateau. Southern Star progresse patiemment dans ce fracas de glace.

A Illulissat, on rencontrera les collecteurs d’iceberg (qui mettent cette eau douce en bouteille pour la vendre à prix d’or). Dans la baie de Disko, Southern Star passera au milieu des gigantesques icebergs. On essaiera de comprendre comment fonctionne le glacier de l’Icefjord et nous irons à la rencontre des Classes de Nature pour les élèves (en majorité inuit, en difficultés sociales) qui ne partent pas en vacances et approfondissent leurs connaissances pendant l’été, sur les glaciers (les thèmes sont récurrents ; réchauffement, mouvements, etc.) de manière ludique, c’est le quotidien des travailleurs sociaux d’Illulisat.
C’est à toutes ces questions que le film souhaite répondre et apporter ses lumières, la quête prend alors tout son sens, d’autant plus si elle se fait dans la durée, au fil de l’Odyssée du Southern Star.

L’idée est avant tout de faire de ce documentaire un bijou visuel, très cinématographique et vivant. Avec des décadrages, défocus, macro, Une vision créative et inédite du voyage. Nous embarquerons à bord une grue légère (ABC Crane) pour des plans pleins de souffle. Nos meilleurs outils seront les décors offerts par la nature, les fabuleuses lumières hyperboréales, la faune et la flore, mais surtout la très grande richesse des personnages. Quant aux équipiers partenaires, nous nous intéresserons à ceux qui se révèleront être des personnages forts, ceux qui passeront le plus de temps à bord, comme notamment certains équipiers qui vont enchaîner plusieurs étapes. Sinon ils feront office de figurants pour les séquences en haute mer.
Il est important de se projeter plus avant, tout au long de cette aventure. Intégrer ce premier volet dans la durée, même si ce film est a lui tout seul un documentaire 52 mn unitaire. Il boucle une première aventure et un voyage de plus de 2 mois, plein de découverte et de rebondissements et se termine avec le bateau partant au loin vers de nouvelles aventures.

On quittera les petits Inuit en baie de Disko, les yeux émerveillés par les découvertes faîtes sur le glacier, puis Southern Star disparaîtra au loin, en route vers le mythique passage du Nord-ouest et les étapes de Pond Inlet, Gjoa haven… en terre de Baffin, au Nunavut (notre Terre en Inuktitut) premier état Inuit indépendant, séparé des Territoires du Nord Ouest, depuis 1999.
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