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SYNOPSIS
Depuis toujours, l’homme rêve de construire un monde meilleur, d’inventer une autre manière de vivre grâce à laquelle il pourrait s’affranchir du racisme, de la religion, de la politique, de la pollution, et surtout de l’argent.
Mais existe-t-il encore des hommes qui croient en ce rêve impossible ?
La réponse se trouve à Auroville, au Sud-est de l’Inde. C’est ici, que des hommes et des femmes venus du monde entier se sont rassemblés dès la fin des années 60, pour tenter cette expérience.
Ils sont aujourd’hui 1800 auroviliens, de 40 nationalités différentes, à espérer l’impensable, pour eux, l’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain.
Récit d’un parcours à travers « la ville dont la Terre a besoin », le film lève le voile sur cette cité fascinante, dont les habitants nous déroutent autant qu’ils nous ressemblent.
PRESENTATION DU PROJET
Le rêve
Auroville, «la ville dont la Terre a besoin». C’est ainsi que ses initiateurs, fondateurs et acteurs présentent ce lieu où doit se développer un environnement harmonieux par la réalisation de projets utiles à la société, où hommes et femmes apprennent à vivre en paix, au-delà de toute croyance, opinion politique et nationalité.
Ce projet est né de la pensée de Sri Aurobindo qui qualifiait l’homme d’ «être de transition», donc imparfait. Il développa l’idée que pour atteindre le stade absolu de l’évolution de l’être humain, l’homme «supramental», le Divin devrait se matérialiser sur Terre et ce à l’aide d’un Yoga Intégral. La Mère, poursuivit son projet en fondant Auroville, où hommes et femmes de bonne volonté seraient les bienvenus pour participer à l’expérience en pratiquant ce Yoga.
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La Mère |
Sri Aurobindo |
C’est ainsi que le 28 février 1968, une poignée de terre provenant de chaque état indien, et de 175 pays du monde fut placée dans une urne de marbre représentant la naissance d’une cité internationale qui se propose de regrouper un jour 50.000 habitants, dévoués à l'intégrité et à l’unité humaine.
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Urne de marbre |
Le texte fondateur |
A cette époque, des pionniers décidèrent de s’y installer, au milieu d’un désert de latérite rouge. Il a donc fallu tout recommencer à zéro, fabriquer des puits pour l’eau, mettre en place des potagers, des cabanes,…bref, le strict nécessaire pour vivre.
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Arrivée d’un pionnier |
Les 1 er Aurovilliens |
Puis, au fil des années, Auroville s’est agrandi, non sans traverser de nombreuses périodes de difficultés et de doutes, en conservant cette ferveur qui anime ses habitants qui ont fêté en 2004 les 36 ans d’existence de cette expérience sociale et spirituelle hors du commun : l’utopie de réaliser l’unité humaine.
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Auroville en 1968 |
Auroville et moi
Depuis que je connais Auroville, la cité m’a toujours intrigué par sa raison d’être. L’idée que des gens ne croient plus en l’avenir de l’Humanité et décident de rejoindre une communauté servant de laboratoire de recherche à son évolution, m’a poussé à vouloir en savoir plus.
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Rassemblement Aurovillien |
Paysage Aurovillien |
J’ai donc profité de l’opportunité de partir en Inde pour tourner des images de repérage en vue de la réalisation d’un documentaire. Mais mon acceptation par les habitants a été un travail de longue haleine car conscients de l’originalité de leur démarche, ils craignent que leur projet soit mal perçu par le monde occidental beaucoup plus rationnel. Au fil des années, les Aurovilliens ont développé une certaine méfiance vis-à-vis des médias qui ont tendance à n’aborder que les aspects extérieurs de la cité.
Pour ma part, avant de pouvoir filmer, il a fallu que j’obtienne une autorisation de la part du service qui s’occupe des relations entre Auroville et l’extérieur. Cette autorisation est parue dans le journal d’Auroville, afin d’informer la population sur les raisons de ma présence.
Petit à petit, me voyant évoluer dans l’aventure, certains m’ont accordé leur confiance et se sont livrés à la caméra en toute honnêteté. C’est pourquoi j’aimerais «profiter» de cette confiance dont je bénéficie désormais afin de réaliser ce documentaire sur ces hommes et ces femmes dans leur recherche d’utopie.
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Auroviliens au travail |
Au cours de l’année 2004 je suis resté 3 mois à Auroville mais les 2 premiers mois m’ont été nécessaires pour m’intégrer à la communauté, obtenir l’autorisation de filmer, comprendre le projet dans sa globalité, et surtout faire connaissance avec les futurs personnages du film, processus qui demande beaucoup de temps .
En effet, l’une des particularités d’Auroville est que la cité est composée d’une extraordinaire diversité de personnes. J’ai donc décidé de mener ma vie là-bas sans me soucier du documentaire mais de vivre comme un individu quelconque. Ce n’est qu’au bout de 2 mois que j’ai commencé à filmer les gens que j’avais rencontrés naturellement et qui m’ont apparu les plus intéressants. Voilà comment s’est déroulé mon séjour à Auroville, qui m’a donc permis d’effectuer mes repérages, mais également d’exposer mon projet aux intéressés, les Aurovilliens.
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Auroville city |
NOTE D'INTENTION
Aujourd’hui, on peut dire que le rêve est devenu «réalité utopique». J’utilise cette expression contradictoire car elle exprime tout le sens qu’Auroville possède aujourd’hui avec ses nombreux paradoxes.
En effet, l’idéal est très loin d’être achevé puisque son but est d’y représenter tous les problèmes que rencontre l’être humain afin de les résoudre, projet qui peut paraître utopique au premier abord. Mais comme le disent les Aurovilliens, «l’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain», ce qui a déjà pu se vérifier tout au long de l’évolution de l’Humanité. Et l’histoire de la conception de la Cité idéale, ou utopique, nous montre que celle-ci a stimulé la naissance de solutions pratiques ou de modèles pour résoudre des problèmes existants, afin de créer une ville compétente, éducative, habitable, sûre, sociable et durable pour notre époque.
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Un apprenti |
Le biogaz |
Eolienne
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Car l’utopie, du fait qu’elle soit irréalisable selon son étymologie, invite d’autant plus à sa concrétisation. Et c’est cette tentative que l’on peut observer là-bas, ce besoin d’idéal qu’éprouve l’homme et que les Aurovilliens ont décidé de tenter d’approcher, qui m’a attiré et qui m’a poussé à essayer de comprendre pourquoi et comment ces gens venus du monde entier ont renoncé à la fatalité en participant à cette aventure.
La finalité du documentaire sera de comprendre pourquoi ces gens venus du monde entier éprouvent ce besoin d’idéal et comment ils tentent de concrétiser l’utopie au quotidien, et ce d’une façon différente puisque chacun des personnages possède une histoire, une fonction et un but, propres à lui-même.
Chacun y met du sien selon ses aspirations, ses capacités, ses opportunités. Pour ce faire, j’espère réussir à m’immiscer dans leur vie intime, afin de connaître réellement leur état d’esprit et jouer en quelque sorte le rôle de confident…
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Energie solaire |
Solar bowl |
Je pense que ce n’est certainement pas la solution à tous les maux de cette planète mais l’expérience est louable et nécessaire afin de s’en approcher.
Aujourd’hui, je veux réaliser ce documentaire pour donner la parole aux protagonistes de ce rêve, aux personnes qui participent à l’aventure. Je veux mettre en lumière ces hommes et ces femmes qui se cachent habituellement derrière le projet «Auroville» dans sa globalité, sans évoquer leur quotidien, leurs envies, leurs espoirs ou leurs craintes.
J’aimerais montrer que dans l’ombre d’Auroville et de son projet d’amener l’Humanité vers une société meilleure, il existe des personnes comme vous et moi qui vivent, qui travaillent, et qui se consacrent à cet idéal.
Le film tentera de dégager ce sentiment de non-fatalisme, l’idée que chacun peut participer à sa manière à une évolution de la planète plus humaine, ce qui est absolument nécessaire ; à tel point qu’une poignée d’individus, persuadée que la Terre et ses habitants ne sont pas condamnés à la folie autodestructrice de l’homme, travaille à cet idéal dans une aventure que soutient entre autres l’UNESCO ainsi que le gouvernement indien.
Le parti pris de la réalisation du film ne sera pas d’analyser en profondeur les rouages de cette nouvelle société, mais d’aborder les domaines principaux auxquels s’intéressent les Aurovilliens, tels que l’éducation, l’aménagement du territoire, la recherche scientifique, la relation avec les villages, l’Unité humaine, l’écologie, la spiritualité, ou encore l’organisation.
Par exemple, celle-ci pourra être suggérée sans pour autant s’intéresser à la hiérarchie ou au budget d’Auroville. Car pour moi, au-delà du projet destiné à révolutionner notre mode de vie dans le futur, l’aventure est surtout humaine.
La vie là-bas sera racontée à travers les portraits de ces personnages (interviews en français et en anglais) qui écrivent leur histoire aurovillienne d’une façon différente puisque chacun accomplit une tâche correspondant à ce qu’ils cherchent là-bas.
Le récit sera vivant et rythmé par l’alternance de ces personnages se répondant les uns les autres en exposant chacun son histoire, sa vision d’Auroville. Ce panel de points de vue différents apportera une certaine nuance au documentaire : un chassé-croisé de personnages qui incarneront l’esprit d’Auroville et ses paradoxes, l’unité dans la diversité…

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