- Shiro DAÏMON
Naissance à Némuro dans l’île d’Hokkaido au Japon. À partir de 1951, il apprend la danse Kabuki. De 1954 à 1962, il étudie la musique traditionnelle japonaise et sera diplômé en 1963 de l’Ecole de Danse de Kabuki Hanayagi.
En 1963, il entre à la Hanayagi Tokubei Company. Entre 1964 et 1973, il effectue avec celle-ci des tournées au Japon. À partir de 1968, il travaille le Théâtre Nô avec Kanze Shizo (8 ème Tetsunojô). En 1968, il entre à l’Université de Hohsei et étudie jusqu’en 1975 « le Théâtre du Nô » de Kanami et Zeami, dans les séminaires dirigés par le professeur M.Omote. En 1969, il présente sa première création, « Rite » à Tokyo.


De 1969 à 1975, il donne à Tokyo une série de représentations en solo ou accompagné d’une troupe. En 1976, il part à Paris, rencontre Steve Lacy, saxophoniste américain et produit sa première création en Europe au Théâtre Le Palace, « Fête de Daïmon » avec Steve Lacy, M.Ali, T.Tsuchitori.
« C’était fabuleux, Shiro Daïmon et Steve Lacy, L’autre soir au Palace »…écrivit Delfeil De Ton dans « Libération ».
Depuis 1993, il organise chaque année cinq semaines de stages et de rencontres :
« 3R – Rencontrer, Rechercher, Réaliser »


à la découverte des arts gestuels France-Japon. Ces Rencontres annuelles s’achèvent par la présentation de spectacles et de travaux de création auxquels participent de nombreux professeurs du mime, de la danse classique ou contemporaine, du théâtre ainsi que des professionnels tels que :Christine Bastin, Agnès Dufour, Dominique Dupuy, Jean Guizerix, Claire Heggen, Marcel Marceau, Wilfried Piollet, Ferrucio Soleri, ainsi que des grands maîtres du théâtre kabuki et nô. Cette manifestation se déroule à Paris, au Buisson de Cadouin en Dordogne et à Oguni au Japon.
- Emio GRECO
Formé au ballet classique, l'Italien Emio Greco (né en 1965) a dansé par la suite dans des spectacles de cabarets, dans des films et des vidéos clips. Emio Greco rencontre l'artiste flamand Jan Fabre qui lui propose de danser dans plusieurs de ses spectacles : Universal Copyright 1 and 9 (1996) ; Drie Solo's (1995) et Quando la terre si remette in movimento (1994), commande du Ballet national hollandais.

Depuis 1996, il travaille également avec le chorégraphe japonais Saburo Teshigawara : I was real-documents, Improvisation, Vacuumand Q.
Metteur en scène et chorégraphe, Pieter C. Scholten a conçu des spectacles autour de personnes qui l'ont fasciné comme Oscar Wilde et Pier Paolo Pasolini. Nightswimming est sa pre-mière chorégraphie, créée au festival hollandais. CaDanse en 1994. Pieter C. Scholten a aussi travaillé avec le chorégraphe Brésilien Marcelo Evelin.


En 1995, il crée Dance Instants, projet qu'il développe depuis : présentations de petites formes, travaux en cours de chorégraphes et danseurs. La collaboration entre Emio Greco et Pieter C. Scholten date de 1995. Ensemble, ils fondent une compagnie, Emio Greco/PC, façon d'affirmer que leurs spectacles naissent de leurs forces combinées. Ensemble, ils écrivent les Sept nécessités. Viennent ensuite plusieurs solos : Bianco (1996), Rosso
(1997) et un duo, Extra Dry (1999). Ces trois performances forment une trilogie, Fra Cervello e Movimento. En octobre 1999, les deux pièces qui forment Double Points : One and Two ont été créées au Klapstuk Festivalà Louvain.

En 1999, Emio Greco et Pieter C. Scholten remportent le Prix Philip Morris pour la danse. En 2001, ils remportent le Prix de chorégraphie Sonia Gaskell, décerné par le Fonds pour les Arts d'Amsterdam. Reconnu comme meillleur spectacle vivant londonien de l’année 2003, il remporte le Prix Outstanding Performer dans la catégorie danse. Et en mars 2003, Emio Greco et Pieter C. Scholten présentent Double Points : One and Two au trés célèbre Barbican Centre de Londres. Le 30 janvier 2004 à Londres, Emio Greco reçoit le Prix TimeOut Live.
- Rachid OURAMDANE
Après des études chorégraphiques au CNDC d'Angers (1992), Rachid Ouramdane rejoint Hervé Robbe et le plasticien Richard Deacon pour le projet Factory . Il participe ensuite au sein de la compagnie d'Hervé Robbe à la création de la pièce Flic-Flac , avec le chef d'orchestre Jean-Marie Adrien et le compositeur Thierry Blondeau ; puis à celle de ID qui s'articule autour du travail vidéographique de Valérie Uréa. Il rejoint ensuite Odile Duboc qui lui fait partager son approche sensible du corps.

En 1996, il crée 3, avenue de l'espérance, solo interprété par Julie Nioche dans un costume sonore de Christian Rizzo et des lumières d'Yves Godin.
L'année suivante il collabore à New York au projet du chorégraphe Jeremy Nelson dans une installation de Luis Lara. Il travaille ensuite avec Jennifer Lacey et Jonathan Kinzel, deux " performers " new yorkais à un parcours chorégraphique et vidéographique, Les absents ont toujours tort, pour six improvisateurs (Julie Nioche, Sylvie Tonnu, Christian Rizzo et Phillippe Riera). Ce projet aboutira à trois soli réunis dans Des gens de passage qu'il interpréte avec Julie Nioche et Philippe Riera.

Il participe comme improvisateur au projet Chambre de Catherine Contour, Dadzibao d'Alain Michard et Crash landing de Meg Stuart qu'il a rejoint en 1998 pour la création de Appetite en collaboration avec la plasticienne Ann Hamilton. Il participe ensuite à More et Encore d'Alain Buffard. Au bord des métaphores , pièce initiée en 1999,a réuni un groupe d'artistes : improvisateurs, vidéastes, musiciens, photographes. En 2001 Rachid Ouramdane met en place le projet de création + ou - là , pièce pour six interprètes présentée en mai 2002 sur le plateau de la scène nationale de Reims qui sera reprise en octobre 2002 à Dijon au Festival Nouvelles Scènes et à Paris au Centre Georges Pompidou pendant le Festival d'Automne.
- Sidi larbi CHERKAOUI
Après avoir été danseur de variétés dans différentes revues et émissions de télévisions en Belgique, Sidi Larbi Cherkaoui entreprend des études à P.A.R.T.S. à Bruxelles, l’école de référence dirigée par Anne Teresa de Keersmaeker. Il y est surtout influencé par les cours de technique William Forsythe (Elisabeth Corbett, Thomas McManus), Pina Bausch (Dominique Dusjinski) et Trisha Brown (Lance Gries), mais aussi par des stages de théâtre (Damiaan De Schrijver/STAN), des cours de sociologie (Rudi Laermans), l’enseignement de l’histoire de la danse, et bien évidemment par le répertoire de Rosas.

Le travail de Sidi Larbi Cherkaoui est extrêmement personnel, théâtral et éclectique. En 1995, il remporte le prix du Meilleur solo de Danse en Belgique, à Gand, un concours initié par Alain Platel (Les Ballets C. de la B.). Alain l’invite afin de participer à la création de Iets op Bach (1997-1998), une pièce qui tournera à travers le monde (Europe, Canada, Hong Kong, Nouvelle-Zélande, Australie, Tokyo,…).
En 1999, pendant la tournée de Iets op Bach, Sidi Larbi Cherkaoui signe la chorégraphie et danse dans une “comédie musicale contemporaine” sur une sélection de musique de Jacques Brel : Anonymous Society (1999) est cocréé avec Andrew Wale et Perrin Manzer Allen (direction musical). Le musical remporte le Fringe First Award et Total Theatre Award à Edinbourgh et à Londres le Barclay Theatre Award en 2000. Rien de rien (2000) sa première chorégraphie en tant que membre du noyau artistique des Ballets C. de la B., a tourné dans toute l’Europe (Londres, Paris, Kopenhagen, Porto,…) et gagne le « Special Price » à Belgrade, au BITEF festival en 2001.

Dans Rien de rien il travaille étroitement avec le violoncelliste flamand Roel Dieltiens (sur une musique de Kodaly, Ligeti, Gubaidulina,…) qui partage la scène avec les danseurs. Dans cette pièce Cherkaoui travaille aussi avec Damien Jalet, danseur/chanteur, qui l’initie dans les chants traditionnels italiens (et le travaille d’éthnomusicologie de Giovanna Marini); une influence qui aura beaucoup d’impacte sur les projets à venir. En décembre 2002 Cherkaoui reçoit le prix de « chorégraphe émergent » pour Rien de Rien de la part de Nijinsky Awards – Monaco Dance Forum à Monte Carlo.
En parallèle de la tournée marathon de Rien de rien Sidi Larbi Cherkaoui mène une année, en complète collaboration avec Nienke Reehorst (exUltimaVez et Damaged Goods), un atelier avec des acteurs handicapés mentaux qui aboutit à un spectacle; ook (2002) pour la compagnie de théâtre Theater Stap à Turnhout.


En juillet 2002 il participe au Vif du Sujet au Festival d’Avignon et danse it (2002) dans une mise-en-scène de Wim Vandekeybus, avec qui il collabore étroitement pour la chorégraphie.
En septembre 2002 il signe, en totale collaboration avec Damien Jalet (danseur chez Les Ballets C. de la B.), Luc Dunberry et Juan Kruz Diaz de Garaio Esnaola (danseurs/chanteurs chez Sasha Waltz), la chorégraphie de d’avant (2002) pour la Schaubühne Am Lehniner Platz à Berlin; un travail qui mélange le chant (médiéval autour du 13ième siècle) avec la danse contemporaine et qui constitue une première étape vers Foi.

En Mars 2003 Sidi Larbi Cherkaoui crée Foi pour Les Ballets C. de la B., un projet qui continue la symbiose entre musique live (médiéval du 14ième siècle et chants traditionnel villageois) et danse/théâtre contemporain. Cette fois-ci les partenaires musicaux sont Dirk Snellings et son ensemble Capilla Flamenca (pour la musique de l’époque du Ars Nova) et Christine Leboutte (qui a notamment travaillé avec Giovanna Marini) pour les chants traditionnels d’Italie. En Mai 2004, Les « Movimentos Awards » à Wolfsburg (Allemagne) attribuent le prix de la meilleure chorégraphie à Foi.